NB : Post originellement publié sur nekoblog.org en 2006.

1, Définition

En premier lieu, comme dans tout bon exposé, il est bon de définir le thème, ici notre thème est la couleur, et voilà ce que nous dit mon dictionnaire Hachette :

"Couleur: 1, Impression produite sur l'œil par les diverses radiations constitutives de la lumière.", un paragraphe "physique" nous explique aussi qu'une lumière blanche peut-être décomposé pour obtenir le spectre lumineux (l'arc-en-ciel. Souvenez-vous de vos cours d'optique en physique, si vous en avez fait).

La couleur est donc la perception d'une partie de la lumière blanche (le noir et le blanc ne sont pas des couleurs, l'absence de couleurs pour le 1er, la totalité des couleurs pour le 2nd), caractérisée par sa longueur d'onde électromagnétique (?). Le spectre lumineux est composé de 6 couleurs principales, les 3 primaires, et les 3 complémentaires, chaque couleur ayant une longueur d'onde spécifique, un peu comme en musique où chaque note est une onde sonore caractérisée par sa fréquence (ex: La 440 a pour fréquence 440 Hz). Physiquement, il existe 2 moyens d'obtenir une couleur, la synthèse additive (RVB), et la synthèse soustractive (CMJ) et on peut retrouver ces 2 modes dans vos logiciels graphiques. On va voir maintenant à quoi ils correspondent.

2, RVB, synthèse additive

On appelle "synthèse additive", lorsque on additionne les 3 couleurs primaires (rouge, vert bleu) pour obtenir toutes les autres couleurs.

Schéma synthèse addictive

C'est comme cela que se comporte la lumière, la lumière blanche est donc composé par l'addition des faisceaux rouge, vert et bleu. Par exemple, une lumière jaune est constitué d'une lumière verte & d'une lumière rouge, et une lumière cyan d'une lumière verte & d'une bleue, etc... C'est la méthode utilisé par exemple par votre moniteur d'ordinateur ou votre TV pour afficher les couleurs. Essayez de vous approchez de votre téléviseur (pas trop longtemps pour préserver vos yeux ^^"), vous pourrez voir 3 petits points rouge, vert, bleu pour chaque pixel de votre écran.... Dans l'industrie graphique , on utilise le mode RVB pour tous les travaux destinés ? être affiché par un écran (travaux pour Internet, le multimédia), une TV (travaux pour l'audiovisuel).

3, CMJN, synthèse soustractive

On appelle "synthèse soustractive", comme son nom l'indique, lorsque on soustrait les 3 couleurs complémentaires (cyan, magenta, jaune) de la lumière blanche.

Schéma synthèse soustractive

C'est "la propriété que possède toute surface d'absorber une partie des ondes lumineuses pour ne réfléchir vers notre oeil que la couleur complémentaire des ondes retenues".

Reflexion [1]

C'est le phénomène qui se produit pour les couleurs que j'appellerais "physiques" par opposition à la lumière colorée, par exemple la couleur d'un objet, d'une matière quelconque (votre stylo, un livre, vos mélanges de peinture, un vêtement) ou l'impression de documents. Mais pourquoi CMJN, parce qu'en impression et de façon générale dans l'industrie graphique, on ajoute une 4ème couleur, le noir, c'est la quadrichromie. Effectivement, pour une raison d'économie, on utilise une seule couleur au lieu de 3 pour obtenir le noir, 2nde raison, en pratique il est difficile d'obtenir un noir pur à partir des 3 couleurs complémentaires, on obtient plutôt un brun très foncé... Voilà pourquoi on ajoute le noir en impression. Et dans l'industrie graphique, on utilise le mode CMJN pour tous les travaux destinés à être imprimer (travaux pour la presse par exemple).

4, Le cercle chromatique

"Le cercle chromatique est une représentation des différentes teintes que l'on peut obtenir en mélangeant deux couleurs sur les trois de base choisies comme références".

Cercles chromatiques

On peut compléter ces cercles par un disque de saturation, la saturation est la quantité de gris dans une couleur.

Cercles saturation

Ça vous dit quelque chose ? Peut-être la représentation des couleurs dans votre logiciel de retouche d'image ? Exact, dans Photoshop, par exemple, ce carré de couleurs est une variante, où l'on peut trouver en abscisse, la saturation, et en ordonné, la luminosité, et la teinte dans la jauge.

Exemple sous Photoshop

Dans Corel Painter, c'est similaire, la saturation se trouve en ordonné dans le selecteur de couleur, la teinte en abcisse, et la luminosité dans la jauge à droite.

Exemple sous Painter

5, Chiffrage universel de la couleur

La couleur pour les besoins d'une communication précise entre les différents acteurs de la chaine graphique a besoin d'être quantifié et donc chiffré. On utilise pour cela un chiffrage hexadécimal (de 0 à F par opposition au chiffrage décimal, celui qu'on utilise nous pour compter, de 0 à 9) qui est le chiffrage utilisé par l'ordinateur. On ne va pas apprendre ici à compter en héxa, cela fera peut-être l'objet d'un autre tuto dans la catégorie informatique... Chaque quantité de couleur représenté est chiffré par une valeur hexadécimale de 00 ? FF, transcrit en décimal, cela donne des valeurs comprise entre 00 et 255. La valeur suivant le # est le code couleur héxa composé des 3 quantités de couleurs en héxa. Exemple: #F5E4BB comprend une valeur F5 de rouge (245 en décimal), E4 de vert (228 en décimal) et BB de bleu (187 en décimal)

F5E4BB

/!\ Attention : cette notation correspond à une quantité de couleur et pas à une quantité de lumière, si cela serait une quantité de lumière on aurait pour une valeur #FFFFFF du blanc, alors qu'on a ici du noir, et pour une valeur #000000 du noir (absence de lumière) alors qu'on a ici du blanc...

Voilà pour une première initiation un peu succincte certes, mais en fouillant le net vous pourrez trouver des cours nettement plus complet sur la couleur.. Dans un prochain tuto, on verra ensemble le réglage du moniteur pour un bon affichage des couleurs et les profils couleurs.

Des questions ? N'hésitez pas à laisser des commentaires !

Source: Colorisation de BD du traditionnel au numérique (Stéphane BARIL & NAITS, Édition Eyrolles), & www.psill.net

Note

[1] Image tiré du livre "Colorisation de BD du traditionnel au numérique".